A man and his hits
Le week-end dernier, je faisais écouter Joya Landis à mon frère, enchainant par un petit blind test. Pas de chance, "Non, ça me dit rien", une minute plus tard le titre est découvert "Ah ouais...", mais il reste sec sur l'interprète "Non, je t'assure". Et je m'aperçois que Ken Boothe manque à sa collection de disques, alors peut être à la vôtre...
Ken a croisé très jeune le chemin du producteur Coxsone Dodd. Ce dernier est fortement influencé par la Soul américaine, les reprises de standards s'enchainent, leur collaboration durera 7 ans, s'achevant sur une embrouille d'argent. Les étapes de sa carrière résument malheureusement bien la vie des artistes jamaicains, le succès fut au rendez-vous après plusieurs passages en Angleterre, mais les royalties elles s'envolèrent vers d'autres poches que les siennes. Spolié ("Everything I Own ?") , marqué par ces épisodes, ken est amer (difficile de ne pas l'être) mais se fécilite d'avoir conservé sa santé mentale au fil des épreuves. Ne lui parlez pas de Trojan...

Sa voix a traversé le temps et les coups durs, intacte au regard des ses derniers enregistrements. Au milieu des 60's, le tempo ralenti par le Rocksteady a permis de mettre en avant la douceur de son chant, son timbre si particulier et la délicatesse de ses intonations. Mr Rocksteady est un artiste soul avant tout, caraïbe de surcroît.
Ne cédant pas à la facilité, celle qui aurait consisté à poster ses plus fameuses reprises "Is it because I'm black", "Ain't no sunshine", "Let's get it on"...Je préfère partager avec vous ma période préférée de Ken, celle de Studio One sous la direction de Coxsone.
Le ska s'éteint à feu doux. Presque timide, Il s'élance, augurant le nouveau style à venir :
Et puis, son empreinte vocale s'affirme, poussée par le section rythmique du Studio, Soul Brothers ou Soul Vendors, et transcende des standards, comme celui-ci :

Enfin, mon titre préféré, reprise des Supremes (Holland-Dozier-Holland), tout ce qui fait la qualité vocale de Ken Boothe est réuni dans ce morceau :
Restez souples
Ken a croisé très jeune le chemin du producteur Coxsone Dodd. Ce dernier est fortement influencé par la Soul américaine, les reprises de standards s'enchainent, leur collaboration durera 7 ans, s'achevant sur une embrouille d'argent. Les étapes de sa carrière résument malheureusement bien la vie des artistes jamaicains, le succès fut au rendez-vous après plusieurs passages en Angleterre, mais les royalties elles s'envolèrent vers d'autres poches que les siennes. Spolié ("Everything I Own ?") , marqué par ces épisodes, ken est amer (difficile de ne pas l'être) mais se fécilite d'avoir conservé sa santé mentale au fil des épreuves. Ne lui parlez pas de Trojan...

Sa voix a traversé le temps et les coups durs, intacte au regard des ses derniers enregistrements. Au milieu des 60's, le tempo ralenti par le Rocksteady a permis de mettre en avant la douceur de son chant, son timbre si particulier et la délicatesse de ses intonations. Mr Rocksteady est un artiste soul avant tout, caraïbe de surcroît.
Ne cédant pas à la facilité, celle qui aurait consisté à poster ses plus fameuses reprises "Is it because I'm black", "Ain't no sunshine", "Let's get it on"...Je préfère partager avec vous ma période préférée de Ken, celle de Studio One sous la direction de Coxsone.
Le ska s'éteint à feu doux. Presque timide, Il s'élance, augurant le nouveau style à venir :
- "You're no good" (1966 - Studio 1), Brokenhearted
Et puis, son empreinte vocale s'affirme, poussée par le section rythmique du Studio, Soul Brothers ou Soul Vendors, et transcende des standards, comme celui-ci :
- "When I fall in love" (1968 - Studio 1)

Enfin, mon titre préféré, reprise des Supremes (Holland-Dozier-Holland), tout ce qui fait la qualité vocale de Ken Boothe est réuni dans ce morceau :
- "You keep me hanging on" (19?? - Studio One), je craque à chaque fois
Restez souples
Labels: Ken Boothe, Rocksteady



