Et le 14 Juillet, tu fais quoi?
La saison se termine, laissant place aux festivals...
Plusieurs options s'offrent à vous dans la contrée voisine, elles sont cumulables, bien entendu.
* l'option tout confort
Bien reposé, le pas alerte, vous naviguez, frétillant, de scènes en scènes, très proches l'une de l'autre. Vos parcours au sein de l'enceinte sont parfaitement mesurés, guidés et entourés. Après ces quelques pas, des places assises, confortables, vous attendent, pour un repos bien mérité.
C'est vrai qu'elles sont confortables, ces places, elles pourraient même vous amener à piquer du nez par mégarde, après la dégustation de quelques Duvel...En fin de soirée, il y a bien quelques DJ, mais l'ambiance est au farniente, à la dégustation, à la discussion. Le cadre est charmant.
Le soir, vous rentrez chez vous, avant les événements du lendemain.
Au programme du Blue note festival de Gand (sélection personnelle) : Charles Tolliver, Kurt Elling, Chick Corea, DJ Shadow, Cinematic Orchestra, Bill Laswell, Zap Mama, Jazzmatazz, Sly & the family Stone (bof), Richard Bona, Rashied Ali, Archie Shepp, Allen Toussaint... waouh !

* l'option tout-terrain
Inutile d'envisager un retour le soir avec cette option, vous êtes venus pour vivre à l'écart du monde "urbain", pendant 4 jours consécutifs. Place donc au camping, à la marche à pied (c'est encore loin ?), à la poussière. Ici, pas de places confortables : de l'herbe, des chapiteaux, des gens...
Vous mettez plusieurs minutes à rejoindre votre lieu de villégiature, transbahutant ce qui deviendra le campement. Le soir, le sommeil peut être agité, perturbé par quelques chants tribaux "ta ta ta la Tequila !", ou par de maladroits pietons l'esprit occupé par leurs tourments selon l'heure de la journée ou de la nuit. ça me rappelle un marcheur qui s'est écroulé sur ma tente, avant un ultime "Putain j'ai une montée..." scandé à son compagnon d'infortune, précédant la chute.
Le 1er après-midi est explosif, vos amis sont pleins d'entrain, fougueux, ivres et souriants. Quelques retours au camp de base s'imposent, chacun suit son rythme biologique avant la montée des sommets, on se perd, on se retrouve autour d'un pain boudin... Le programme est souvent interrompu par des belles surprises, des rencontres, jusqu'à l'aube. Les jours se suivent, les pieds fatiguent, l'esprit devient sélectif exigeant. Enfin, vous regagnez vos pénates, les oreilles bourdonnantes, fatigué mais déconnecté, heureux, ivre d'images et de musiques...
Certains de mes amis vieillisants hésitent encore devant cet âpre mais intense tableau, mois j'ai choisi sans sourciller.

Au programme de ce 19ème festival de Dour (sélection personnelle) :
1ère "journée"
s'échauffer avec les Skatalites, traîner auprès de Bonobo live et du Cinematic Orchestra, sauter sans fin avec le Wu Tang Clan, revivre de riches heures dansantes avec Goldie, Grooverider et DJ Hype, boire des chopes avec DJ Food et Coldcut...
2ème journée :
voir les groupes dont tout le monde parle (The National, Clap your Hands...), ne pas revoir Sean Lennon, voir un groupe mythique pour moi No Means No, tremousser sur la scène hardcore sick of it all ?, profiter des dubplates dans la petite maison dans la prairie, s'envoler très haut au rythme de Zion Train, écouter Dave Clarke au lever du soleil, serrer la paluche à RJD2...
3ème journée :
Reprendre des forces avec Tony Rebel & Israel Vibrations, Revoir Treponem Pal pour le plaisir, halluciner avec Princess Superstar, écouter avec attention DJ Mehdi, dépoussierer Joe Lally & Michael Gira, réviser la langue de Goethe avec The Notwist, entendre ce que peut donner Autechre en live, essayer de faire bouger Nicole Willis, Exploser avec les Beatnuts, Black Milk, montrer à l'équipe Stones Throw ce dont nous sommes capables...
4ème journée, à genoux :
Essayer Black Rebel motorcycle Club, danser sur Wilco, se marrer avec Katerine, Faire le con avec Beenie Man, jammer avec Hocus Pocus, Dévisager DJ Shadow, s'enflammer avec Soprano, entonner "Blue Flowers" avec Dr Octagon, s'éclater les oreilles avec Merzbow, réecouter une dernière fois Midlake, et terminer avec Amon Tobin...
En attendant, faites le plein de beats et portez vous bien, avec Jurassic Five :
Affreusement long
Clin d'oeil à Douriel
Plusieurs options s'offrent à vous dans la contrée voisine, elles sont cumulables, bien entendu.
* l'option tout confort
Bien reposé, le pas alerte, vous naviguez, frétillant, de scènes en scènes, très proches l'une de l'autre. Vos parcours au sein de l'enceinte sont parfaitement mesurés, guidés et entourés. Après ces quelques pas, des places assises, confortables, vous attendent, pour un repos bien mérité.
C'est vrai qu'elles sont confortables, ces places, elles pourraient même vous amener à piquer du nez par mégarde, après la dégustation de quelques Duvel...En fin de soirée, il y a bien quelques DJ, mais l'ambiance est au farniente, à la dégustation, à la discussion. Le cadre est charmant.
Le soir, vous rentrez chez vous, avant les événements du lendemain.
Au programme du Blue note festival de Gand (sélection personnelle) : Charles Tolliver, Kurt Elling, Chick Corea, DJ Shadow, Cinematic Orchestra, Bill Laswell, Zap Mama, Jazzmatazz, Sly & the family Stone (bof), Richard Bona, Rashied Ali, Archie Shepp, Allen Toussaint... waouh !

* l'option tout-terrain
Inutile d'envisager un retour le soir avec cette option, vous êtes venus pour vivre à l'écart du monde "urbain", pendant 4 jours consécutifs. Place donc au camping, à la marche à pied (c'est encore loin ?), à la poussière. Ici, pas de places confortables : de l'herbe, des chapiteaux, des gens...
Vous mettez plusieurs minutes à rejoindre votre lieu de villégiature, transbahutant ce qui deviendra le campement. Le soir, le sommeil peut être agité, perturbé par quelques chants tribaux "ta ta ta la Tequila !", ou par de maladroits pietons l'esprit occupé par leurs tourments selon l'heure de la journée ou de la nuit. ça me rappelle un marcheur qui s'est écroulé sur ma tente, avant un ultime "Putain j'ai une montée..." scandé à son compagnon d'infortune, précédant la chute.
Le 1er après-midi est explosif, vos amis sont pleins d'entrain, fougueux, ivres et souriants. Quelques retours au camp de base s'imposent, chacun suit son rythme biologique avant la montée des sommets, on se perd, on se retrouve autour d'un pain boudin... Le programme est souvent interrompu par des belles surprises, des rencontres, jusqu'à l'aube. Les jours se suivent, les pieds fatiguent, l'esprit devient sélectif exigeant. Enfin, vous regagnez vos pénates, les oreilles bourdonnantes, fatigué mais déconnecté, heureux, ivre d'images et de musiques...
Certains de mes amis vieillisants hésitent encore devant cet âpre mais intense tableau, mois j'ai choisi sans sourciller.

Au programme de ce 19ème festival de Dour (sélection personnelle) :
1ère "journée"
s'échauffer avec les Skatalites, traîner auprès de Bonobo live et du Cinematic Orchestra, sauter sans fin avec le Wu Tang Clan, revivre de riches heures dansantes avec Goldie, Grooverider et DJ Hype, boire des chopes avec DJ Food et Coldcut...
2ème journée :
voir les groupes dont tout le monde parle (The National, Clap your Hands...), ne pas revoir Sean Lennon, voir un groupe mythique pour moi No Means No, tremousser sur la scène hardcore sick of it all ?, profiter des dubplates dans la petite maison dans la prairie, s'envoler très haut au rythme de Zion Train, écouter Dave Clarke au lever du soleil, serrer la paluche à RJD2...
3ème journée :
Reprendre des forces avec Tony Rebel & Israel Vibrations, Revoir Treponem Pal pour le plaisir, halluciner avec Princess Superstar, écouter avec attention DJ Mehdi, dépoussierer Joe Lally & Michael Gira, réviser la langue de Goethe avec The Notwist, entendre ce que peut donner Autechre en live, essayer de faire bouger Nicole Willis, Exploser avec les Beatnuts, Black Milk, montrer à l'équipe Stones Throw ce dont nous sommes capables...
4ème journée, à genoux :
Essayer Black Rebel motorcycle Club, danser sur Wilco, se marrer avec Katerine, Faire le con avec Beenie Man, jammer avec Hocus Pocus, Dévisager DJ Shadow, s'enflammer avec Soprano, entonner "Blue Flowers" avec Dr Octagon, s'éclater les oreilles avec Merzbow, réecouter une dernière fois Midlake, et terminer avec Amon Tobin...
En attendant, faites le plein de beats et portez vous bien, avec Jurassic Five :
- "Swing Set" (2000 - Interscope)
Affreusement long
Clin d'oeil à Douriel


