Bontés divines - Vol II
On poursuit notre série "Les micros n'ont qu'à bien se tenir".
Elle n'a pas eu l'occasion de seriner ses petits-enfants avec les histoires d'antan, de raconter toutes les anecdotes des tournées, de récolter le regard ennuyé mais poli de sa descendance. "Ray, quoi ?". Elle n'aura pas eu le temps d'adopter le silence résigné des grands-mères. Non rien de tout cela, pourtant elle aurait eu à dire sur cette période, mais Margie Hendrix est morte à 34 ans en 1973.
Au creuset de la Soul, elle fut l'actrice, le témoin de la naissance d'un son, d'un style, de la mutation du gospel, avec "The cookies" et "The Raelettes". Cette marque vocale lead du choeur, érotique à souhait, est à jamais gravée sur les microsillons. Elle fut aussi une des compagnes de Ray Charles, mais qui ne la ménagea pas en la virant du groupe en 1964 . Margie poursuivit difficilement une carrière solo en enregistrant pour Tangerine, Mercury et Sound Stage 7. Si elle fut une grand-mère involontaire, ce fut celle de toutes les shouteuses à venir...

Pas de place ici pour les peureux et les lâches, Margie monte en puissance à chaque couplet, et vous fait savoir qui porte la culotte, j'adore :
Toutes ces précieuses informations, je les tiens des liner-notes de l'indispensable John Ridley. Pour ce dernier, la plus belle trace live de Margie reste sans conteste celle du festival de Newport en 1958, aux côtés de The Genius :
Elle n'a pas eu l'occasion de seriner ses petits-enfants avec les histoires d'antan, de raconter toutes les anecdotes des tournées, de récolter le regard ennuyé mais poli de sa descendance. "Ray, quoi ?". Elle n'aura pas eu le temps d'adopter le silence résigné des grands-mères. Non rien de tout cela, pourtant elle aurait eu à dire sur cette période, mais Margie Hendrix est morte à 34 ans en 1973.
Au creuset de la Soul, elle fut l'actrice, le témoin de la naissance d'un son, d'un style, de la mutation du gospel, avec "The cookies" et "The Raelettes". Cette marque vocale lead du choeur, érotique à souhait, est à jamais gravée sur les microsillons. Elle fut aussi une des compagnes de Ray Charles, mais qui ne la ménagea pas en la virant du groupe en 1964 . Margie poursuivit difficilement une carrière solo en enregistrant pour Tangerine, Mercury et Sound Stage 7. Si elle fut une grand-mère involontaire, ce fut celle de toutes les shouteuses à venir...

Pas de place ici pour les peureux et les lâches, Margie monte en puissance à chaque couplet, et vous fait savoir qui porte la culotte, j'adore :
- "Jim Dandy" (1968 - SS7), une reprise habitée de Lavern Baker
- "Don't destroy me" (1968 - SS7), la lionne rugit
- "I've got your mama's recipe" (1968 - SS7), on la croit sur parole
Toutes ces précieuses informations, je les tiens des liner-notes de l'indispensable John Ridley. Pour ce dernier, la plus belle trace live de Margie reste sans conteste celle du festival de Newport en 1958, aux côtés de The Genius :
- "(Night Time is) the Right Time" (1958 - Atlantic), une injonction sans détours à 1'40, waouh
Labels: Margie Hendrix



4 Comments:
Très sympa !
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Sté, at Fri Mar 28, 02:56:00 PM
merci, enfin un connoisseur !
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affreuxthom, at Fri Mar 28, 07:04:00 PM
Mortelle la photo de Winogrand!!
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a mind with no ceiling, at Sat Mar 29, 12:33:00 AM
... 35 ans plus tard, ton âme reste intacte... Mes respects Miss Hendrix... God Bless Soul... et Merci.
WW
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Anonymous, at Sat Mar 29, 08:12:00 PM
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