Sound Stage 7 - Vol II
Nashville, nouvel arrêt.
Reprenons notre visite du catalogue Sound Stage 7 avec une voix injustement oubliée dans la plupart des ouvrages concernant la Sweet Soul Music. Sam Baker, natif du Mississippi, a débuté sous les auspices de Clyde McPhatter, ce qui est plutôt de bon augure. Ses premiers singles sortent sur les obscurs labels Copa, Athens, fortement influencé par la musique du diable.
Le passage sur SS7 le libère de ses premiers amours et révèle la vitalité de son âme, la puissance et l'amplitude de son registre vocal. John Richbourg n'a pas ménagé sa peine, puisqu'il n'a cessé d'enchainer les singles, sans que le succès ne vienne reconnaitre le talent de Sam.
Pourtant, l'organe se révèle stupéfiant, immensément riche en nuances. Cette voix se mérite, il faut plusieurs ré-écoutes pour mesurer l'injustice du destin de Sam. L'entente entre Richbourg et Baker prend fin en Juin 1969, après une nuit d'hôtel impayée aux Bahamas.
Je vous propose de commencer par la fin avec la dernier 45t enregistré pour le compte de John R, le tempo est vif et la Sam s'envole à en perdre haleine vers des sommets fiévreux, avec une putain de section cuivres qui lui colle au train :

Deux ans auparavant, Sam revisite le tube de Bobby Hebb, et réveille les cicatrices laissées par une bagarre dans un Nashville fumé au pétrole :
Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère indispensable de ces enregistrements, terminons par une ballade :
3ème et dernier volet en fin de semaine...
Reprenons notre visite du catalogue Sound Stage 7 avec une voix injustement oubliée dans la plupart des ouvrages concernant la Sweet Soul Music. Sam Baker, natif du Mississippi, a débuté sous les auspices de Clyde McPhatter, ce qui est plutôt de bon augure. Ses premiers singles sortent sur les obscurs labels Copa, Athens, fortement influencé par la musique du diable.
Le passage sur SS7 le libère de ses premiers amours et révèle la vitalité de son âme, la puissance et l'amplitude de son registre vocal. John Richbourg n'a pas ménagé sa peine, puisqu'il n'a cessé d'enchainer les singles, sans que le succès ne vienne reconnaitre le talent de Sam.
Pourtant, l'organe se révèle stupéfiant, immensément riche en nuances. Cette voix se mérite, il faut plusieurs ré-écoutes pour mesurer l'injustice du destin de Sam. L'entente entre Richbourg et Baker prend fin en Juin 1969, après une nuit d'hôtel impayée aux Bahamas.
Je vous propose de commencer par la fin avec la dernier 45t enregistré pour le compte de John R, le tempo est vif et la Sam s'envole à en perdre haleine vers des sommets fiévreux, avec une putain de section cuivres qui lui colle au train :
- "It's all over" (1969 - SS7), waouh, attention pépite de 18 kg

Deux ans auparavant, Sam revisite le tube de Bobby Hebb, et réveille les cicatrices laissées par une bagarre dans un Nashville fumé au pétrole :
- "Sunny" (1967 - SS7), une face B... injuste
Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère indispensable de ces enregistrements, terminons par une ballade :
- "I Love you" (1969 - SS7), et le blues nourrit la soul,
3ème et dernier volet en fin de semaine...
Labels: John Richbourg, Sam Baker, Soul, Sound Stage 7



5 Comments:
trop longue absence...
j'ai vraiment raté un truc avec la série "Quatres Boules de Cuir"...
Ta plume et tes selections sont justes fantastiques
keep on
gotz
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gotz, at Sat Mar 31, 12:37:00 PM
ça faisait un moment en effet Gotz, merci pour la case
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affreuxthom, at Mon Apr 02, 07:50:00 AM
Photos magnifiques également, en accord avec les morceaux que tu présentes… Par curiosité, d'où proviennent-elles ?
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Joe Popeye, at Wed Apr 04, 11:00:00 AM
ah vous êtes plusieurs à avoir flashé sur cette série de photos dédiées au Sud, il s'agit de Bill Steber
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affreuxthom, at Fri Apr 06, 09:01:00 AM
Bill Steber+Sam Baker = la mégaclasse mon ami. Merci !
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Reverend Frost, at Fri Apr 06, 09:25:00 AM
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