Cris et chuchotements
Je suis très attaché à la voix en général. Ses modulations m'envoient dans le ravin.
N'oublions pas pour autant d'évoquer les cris, les grognements et les onomatopées, qui constituent un pan inépuisable de la soul, du blues et de la country. Le raclement de gorge de Bobby Bland est un monument personnel.
J'ai choisi aujourd'hui le rire diabolique, le grognement bestial et licencieux de Clarence Carter. On doit à Rick Hall du studio Fame l'essentiel de la production des albums de Clarence dans les 70s. Candi Staton fut d'abord une de ses choristes, puis un court moment sa femme. Il faut préciser que l'ami Clarence se fait le chantre de l'adultère, jure comme un charretier et incarne le machiste du deep south.
Ce chanteur natif de Montgomery est à mon goût un peu oublié, en dépit de quelques succès mémorables "Slip away", "Too weak to fight" et bien sûr "Patches". Je me régale de ces éructations luciferiennes, de ces hurlements à la lune.
Ce soir, je serai l'homme à la peau de serpent.
N'oublions pas pour autant d'évoquer les cris, les grognements et les onomatopées, qui constituent un pan inépuisable de la soul, du blues et de la country. Le raclement de gorge de Bobby Bland est un monument personnel.
J'ai choisi aujourd'hui le rire diabolique, le grognement bestial et licencieux de Clarence Carter. On doit à Rick Hall du studio Fame l'essentiel de la production des albums de Clarence dans les 70s. Candi Staton fut d'abord une de ses choristes, puis un court moment sa femme. Il faut préciser que l'ami Clarence se fait le chantre de l'adultère, jure comme un charretier et incarne le machiste du deep south.
Ce chanteur natif de Montgomery est à mon goût un peu oublié, en dépit de quelques succès mémorables "Slip away", "Too weak to fight" et bien sûr "Patches". Je me régale de ces éructations luciferiennes, de ces hurlements à la lune.
Je vous livre quelques morceaux de chevet :
- "Looking for a fox" (1967 - Atlantic), idéal pour bien démarrer une journée
- "The feeling is right" (1969 - Atlantic), le journée se poursuit sous les meilleurs auspices, chanson du grand George Jackson
- "I'd rather go blind" (1969 - Atlantic), un classique
- "Willie and Laura Mae Jones" (1970 - Atlantic), reprise de Tony Joe White
Ce soir, je serai l'homme à la peau de serpent.




5 Comments:
Vraiment excellent, tout simplement la bonne humeur live...
super de découvrir ces artistes que je ne connaissais pas du tout
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Herwann, at Sun May 08, 12:42:00 PM
merci bcp
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affreuxthom, at Sun May 08, 01:06:00 PM
quelle découverte,
je n'avais jamais préter l'oreille à l'oeuvre de Clarence Carter, excellent.
gotz (http://dubruit.blogspot.com)
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gotz, at Mon May 09, 08:17:00 PM
excellent. merci beaucoup, c'est une vraie deccouverte!!!
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eve, at Thu May 12, 03:36:00 AM
j'aimerai avoir votre feed sur iTunes, celui proposé ne semble pas actif, merci
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yema.1@free.fr, at Sat Jul 23, 10:02:00 PM
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