Nouvelle Star
"Dénicheur de talents", voilà un mot sur lequel j'ai envie de me pencher ce soir.
Est-ce une fonction, un métier à plein temps, ou simplement une aptitude naturelle rare ? Est-ce un sens artistique ou un sens marketing inné qui fait caracoler en tête des billboards les 45 t ?
Pensons à Berry Gordy, je ne sais plus où j'ai vu ça, on prétend qu'il se posait une question "fondamentale" avant de sortir un single : est-ce qu'un gamin muni de quelques pièces en poche sacrifierait l'argent destiné à un maigre sandwich au profit du dernier 45t de la Motown ? si la réponse était oui, on passait au pressage...De vrais merveilles sont tombées aux oubliettes avec un tel système
Quelles qualités faillait-il réunir pour être un Ahmet Ertegun, un John Hammond ? Une bonne paire d'oreille certes, un vraie intelligence du business et du marketing assuréménent, un amour de la musique indéniablement. Plus prosaiquement, un sens pratique qui guette les performances de petits labels, vrais dénicheurs pour le coup, et qui prend sous son aile bienveillante et armée les jeunes débutants qui méritent une production à la hauteur de leur talent.
Ne jouons pas aux mijaurées, avec ce cliché opposant les producteurs avides aux pauvres musiciens exploités et démunis, même s'ils sont légions et notamment en soul. Ces derniers ne demandaient pas mieux qu'une production de masse pour assurer leurs arrières et répondre aux besoins de leurs proches comme tout un chacun. De la même manière qu'un entrepreneur recherche le profit, source de pérennité.
Les John Hammond, les Ahmet Ertegun sont suffisament rares et brillants, pour ne pas se méprendre sur les finalités des acteurs du système et mettre dans le même sac l'ensemble des protagonistes.
Je pense en ce moment à Bobby Robinson, ce dernier né en Caroline Du Sud, émigré à New York est resté dans l'histoire de la musique pour deux raisons principales.
La 1ère, c'est qu'il fut un des 1ers propriétaires noirs de maison de disques (Robin, Whirlin' Disc, Fury, Everlast, Fire and Enjoy...), son nez, ses talents d'innovation étaient recherchés par d'autres producteurs, notamment Ertegun. Son magasin de disques de la 126ème Rue, fondé en 1946, était un vrai filon à pépites. On lui doit "Ya Ya" de lee Dorsey, "Every beat of my heart" de Gladys Knight & The Pips, "Soul Twist" de King Curtis, mais aussi découvrant et enregistrant pour la 1ère fois GrandMaster Flash et Kool Moe Dee. Pour aller plus loin, passez par là
L'autre raison, moins glorieuse, est d'être passé à côté de "Shout Bamalama" d'Otis Redding, dont il trouvait la voix trop proche de Little Richard pour mériter une production sur ses labels, bref une bourde.
Est-ce une fonction, un métier à plein temps, ou simplement une aptitude naturelle rare ? Est-ce un sens artistique ou un sens marketing inné qui fait caracoler en tête des billboards les 45 t ?
Pensons à Berry Gordy, je ne sais plus où j'ai vu ça, on prétend qu'il se posait une question "fondamentale" avant de sortir un single : est-ce qu'un gamin muni de quelques pièces en poche sacrifierait l'argent destiné à un maigre sandwich au profit du dernier 45t de la Motown ? si la réponse était oui, on passait au pressage...De vrais merveilles sont tombées aux oubliettes avec un tel système
Quelles qualités faillait-il réunir pour être un Ahmet Ertegun, un John Hammond ? Une bonne paire d'oreille certes, un vraie intelligence du business et du marketing assuréménent, un amour de la musique indéniablement. Plus prosaiquement, un sens pratique qui guette les performances de petits labels, vrais dénicheurs pour le coup, et qui prend sous son aile bienveillante et armée les jeunes débutants qui méritent une production à la hauteur de leur talent.
Ne jouons pas aux mijaurées, avec ce cliché opposant les producteurs avides aux pauvres musiciens exploités et démunis, même s'ils sont légions et notamment en soul. Ces derniers ne demandaient pas mieux qu'une production de masse pour assurer leurs arrières et répondre aux besoins de leurs proches comme tout un chacun. De la même manière qu'un entrepreneur recherche le profit, source de pérennité.
Les John Hammond, les Ahmet Ertegun sont suffisament rares et brillants, pour ne pas se méprendre sur les finalités des acteurs du système et mettre dans le même sac l'ensemble des protagonistes.
Avoir du nez n'est pas si simple, encore faut il être constant et pugnace pour éviter la banqueroute.
Je pense en ce moment à Bobby Robinson, ce dernier né en Caroline Du Sud, émigré à New York est resté dans l'histoire de la musique pour deux raisons principales.
La 1ère, c'est qu'il fut un des 1ers propriétaires noirs de maison de disques (Robin, Whirlin' Disc, Fury, Everlast, Fire and Enjoy...), son nez, ses talents d'innovation étaient recherchés par d'autres producteurs, notamment Ertegun. Son magasin de disques de la 126ème Rue, fondé en 1946, était un vrai filon à pépites. On lui doit "Ya Ya" de lee Dorsey, "Every beat of my heart" de Gladys Knight & The Pips, "Soul Twist" de King Curtis, mais aussi découvrant et enregistrant pour la 1ère fois GrandMaster Flash et Kool Moe Dee. Pour aller plus loin, passez par là
L'autre raison, moins glorieuse, est d'être passé à côté de "Shout Bamalama" d'Otis Redding, dont il trouvait la voix trop proche de Little Richard pour mériter une production sur ses labels, bref une bourde.
- "Shout Bamalama" d'Otis
- "Ya Ya" de Lee Dorsey




5 Comments:
je pense que t as lu WHAT S GOING DE MARVIN GAYE le livre je parle bizarre quand meme un jeidi soir pour sortie une nouvelle star afrothom what s goin on
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Anonymous, at Fri Mar 18, 12:28:00 AM
desole pour les fautes de frappe
N.Y.S.O.
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Anonymous, at Fri Mar 18, 12:31:00 AM
Avec Berry Gordy, on pourra apprécier qu'il se posait au moins qques questions à la différence d'aujoud'hui où on assiste à un grand n'importe quoi (cf "nvlle star" et consorts...).
J'apprécie ton jugement concernant nombres de pépites perdues avec ce genre de procédés. Bref, tu t'es fendu d'un sacré texte encore "ma couille" (clin d'oeil à Sonny) / Private joke entre Bro'!!!
Keep On!
Skim
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Anonymous, at Fri Mar 18, 01:36:00 PM
Oh la la! Merci pour l'original de Shout Bama Lama de Otis Redding. Je le cherchais depuis longtemps.
J'ai été scotché par la reprise faite par les Detroit Cobras (avec Jack White, des White Stripes, au piano) qu'ont trouve sur la compil "Sympathetic Souds of Detroit"
Merci encore. Miam miam
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Anonymous, at Wed Mar 23, 12:12:00 PM
ca y est j ai reussi à me relire
c etait un jeudi soir tres brumeux dans le Nord
voici 3 semaines après ce que j'ai voulu dire, "ma couille" :
je pense que t as lu ca dans le bouquin de Ben edmonds sur la vie de Marvin Gaye. point
Et je disais, bizarre d'intituler son texte "nelle star" un jeudi soir; point
Ok c est pourri;POINT
N.Y.S.O.
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Anonymous, at Mon Mar 28, 08:54:00 PM
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