Canal historique - Part I
Certains points de vue lors de conversations sur le thème de la musique me heurtent toujours, avec la même force. C'était le cas, il y a quelques années lors d'échanges autour du Free Jazz. Que de propos fumeux sur Cécil, Ornette et Archie furent proférés par des amis rageurs, emportés par des vapeurs éthyliques. Cela m'a toujours laissé perplexe face à tant d'âneries, d'entendre un type qui ne connaissait du jazz que l'aspect qu'il souhaitait lui donner, celui de l'improvisation, de la "libération" et de "l'engagement", lancer le débat sur un musicien, sans avoir écouté ce qui se passait avant.
Pour moi, qui avait emprunté vers 14-15 ans les disques de mon grand père, ceux de Count, Duke, Charlie, Lionel Hampton, cela n'avait pas de sens.
Pour la soul, c'est la même chanson, on écoute avec attention vos disques teintés 70's ou cross-over, mais lorsqu'un bon vieux R&B tourne sur la platine, au mieux vous récoltez la moue, au pire on vous sollicite pour changer de galette dans les meilleurs délais pour écouter de la "vraie soul".
On ne se refait pas, je suis du canal historique, celui des blancs binoclards, pas doués pour la danse, qui ont besoin de comprendre, d'établir des liens, de collecter les données, de modéliser , de rechercher les anecdoctes...Pour ma passion, je n'ai à mon actif qu'une bonne paire d'oreilles curieuses, des pieds qui battent le rythme et un cerveau qui farfouille.
L'écoute précise du doo wop, du R&B, de Jerry butler, de Gene chandler me laisse entrevoir les sens et les silences de la soul, je ne sais pas faire autrement. Passons à la pratique.
Dans les années 50's, parmi les labels du marché R&B naissant, l'essentiel des labels était détenu par des blancs, deux exceptions majeures, Duke-Peacock de Don Robey et Vee-Jay de la famille Bracken, accompagné de Calvin Carter. Ce dernier label promis à un avenir radieux, terminera dans la banqueroute en 1965. Néanmoins, il nous a laissé quelques magnifiques perles qui lèveront les a priori, si nécessaire.
Canal Soul Historique vaincra !
Pour moi, qui avait emprunté vers 14-15 ans les disques de mon grand père, ceux de Count, Duke, Charlie, Lionel Hampton, cela n'avait pas de sens.
Pour la soul, c'est la même chanson, on écoute avec attention vos disques teintés 70's ou cross-over, mais lorsqu'un bon vieux R&B tourne sur la platine, au mieux vous récoltez la moue, au pire on vous sollicite pour changer de galette dans les meilleurs délais pour écouter de la "vraie soul".
On ne se refait pas, je suis du canal historique, celui des blancs binoclards, pas doués pour la danse, qui ont besoin de comprendre, d'établir des liens, de collecter les données, de modéliser , de rechercher les anecdoctes...Pour ma passion, je n'ai à mon actif qu'une bonne paire d'oreilles curieuses, des pieds qui battent le rythme et un cerveau qui farfouille.
L'écoute précise du doo wop, du R&B, de Jerry butler, de Gene chandler me laisse entrevoir les sens et les silences de la soul, je ne sais pas faire autrement. Passons à la pratique.
Dans les années 50's, parmi les labels du marché R&B naissant, l'essentiel des labels était détenu par des blancs, deux exceptions majeures, Duke-Peacock de Don Robey et Vee-Jay de la famille Bracken, accompagné de Calvin Carter. Ce dernier label promis à un avenir radieux, terminera dans la banqueroute en 1965. Néanmoins, il nous a laissé quelques magnifiques perles qui lèveront les a priori, si nécessaire.
On écoute :
- "Let it be me" par Jerry Butler et Betty Everett (je craque, un des mes standards favoris)
- "I don't Know What you got but..." par Little Richard (les 1ères notes, arghh)
- "OO Wee Baby, I love you" par Fred Hughes
Canal Soul Historique vaincra !




6 Comments:
Toujours aussi bon les morceaux, en ce qui concerne la danse, tu as pourtant un excellent prof en la personne de coach Kurune.
Lapieuvre
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Anonymous, at Thu Feb 10, 11:05:00 AM
http://www.veejay.mu/
Vee jay, le site officiel avec de (très) nombreux titres en écoute (real) dans la partie music et juke box...
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Anonymous, at Thu Feb 10, 01:46:00 PM
Putain, c est le plus beau texte que t as ecrit ma couille, c est le manque de comment depuis le mercato qui t inspire ?
J ai meme pas envie d ecouter les morceaux, c'est la premiere fois que tu donnes comme ça
Afro qu est ce que je t aime en fait merde je m en rends compte
N.Y.S.O.
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Anonymous, at Fri Feb 11, 03:29:00 PM
On pourra au moins remercier Jean-Marie pour sa collection de disques de Jazz...C'est tout de même autre chose que "Le Chiffon Rouge" de ma grand-mère(Private Joke)!
Skim
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Anonymous, at Fri Feb 11, 03:45:00 PM
La grande voix du ptit Little, c'est sensiblement au dessus !
(Peux tu nous expliquer pourquoi il n'a pas changer de nom)
Bravo pour tes textes!
d-moon
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Anonymous, at Sat Feb 12, 12:36:00 PM
je suis heureux de retrouver vos commentaires ! Merci, cela me motive dans les moments de fléchissement
Pour little R, il a gardé le surnom de son enfance. Si je joue le psychologue à deux balles, je pense que ça devait être une manière de prouver à tous les gamins de Macon qu'il était capable de choses extraordinaires en dépit de sa taille et de son handicap. Vu l'énergie déployée par la suite, ça colle
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affreuxthom, at Sun Feb 13, 12:52:00 AM
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