la case de l'affreux thom

Monday, November 03, 2008

One more river to cross

Peut-être, quelque chose est en train de changer...
Des ponts rouillés, des ponts suspendus, des ponts absents, entre les rives d'une aspiration commune. La case est toujours amarrée à cette rive depuis laquelle le Mississipi
se transforme en Jourdain.

Les sons du xylophone et du balafon m'extraient en douceur d'une sieste grasse, mais méritée. je me lève pour plonger dans cette rivière de la peine et du jugement, pour me ressourcer. Les vibrations partagées de Kouyaté et Neerman m'emportent avec le courant.
Achéloos...


La berge n'est plus très loin, la voix qui s'échappe de cette contrée voisine est une amie de longue date, douce, irrésistible. Kurt, ce vieux pirate tient toujours sa position, au gré des crues et décrues.


De brasse en brasse, l'eau m'effleure à chaque mouvement. Une voix succède à l'autre, pour mon plus grand plaisir. Lucas Santtana :


De retour à la case, j'allume mon bon vieux poste qui diffuse un rythme funky qui me réveille pour le monde des vivants et de l'actualité, Amnesty :



Je passe de station en station, à la recherche d'une voix puissante, qui elle aussi a basculé de l'autre côté de la rive, Jeanette Jones me donne mon dû :



ah un vieux standard sauce caraïbe, par les Amral's Trinidad Cavaliers Steel Orhestra :



J-2

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Saturday, July 26, 2008

Unchain Your Heart

ça fait tellement longtemps que je ne sais plus pour où je dois commencer. Je vous ai donc préparé une petite sélection de mon cru. Les notes seront plus bavardes.

Pour débuter, une vieille chanson, vendue pour quelques dizaines de dollars, qui a depuis rapporté beaucoup plus. Dans cette version, l'adorable Nancy Wilson virevolte sous les accords de la guitare, balance ses hanches au rythme syncopé de l'orgue, sorti de l'église pour l'occasion :



Elle fut souvent sur les planches, malheureusement méconnue, Vivian Reed détrône Lou, sous un aspect moins wild :



Pour vous réveiller un peu plus, Betty Wright marque son territoire :




A la suite, on retrouve ce bon vieux Willie Tee, en très bonne compagnie (Lee Ritenour) avec la Gator Rythm Section, le genre de morceau qui me fait chavirer, texte, intonations, incantations à une nation mourante :


Porté encore par la basse, on rejoint le trio The 3 Pieces, groupe originaire de Washington DC, embarqué par Donald Byrd :


Pour terminer, un remix, mesdames & messieurs, Breakestra, revu et corrigé par Quantic, que demandez de plus ?
Une reprise un peu flemmarde, j'en conviens, mais une reprise tout de même
A la semaine prochaine

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Thursday, May 22, 2008

Moving

Non, je ne suis pas mort, je me prépare simplement à déménager.

Mighty dog Catchers - "It's gonna be a mess"




Je devrai reprendre le service début Juin.

Affreusement vôtre

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Friday, May 02, 2008

Feel Lonely ?

Le collectif God Bless Soul revient pour prêcher la bonne parole le vendredi 9 Mai à Lille au Balatum, votre serviteur ainsi que Al Capoon Jr et Sonny officieront aux platines, pour le meilleur de la soul et du funk.

Le lendemain, c'est Strictly Niceness à Bruxelles :


Bon we


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Sunday, April 20, 2008

Blood Brother

Presque 3 semaines sans un mot, je culpabilise, même si je n'ai pas trop le coeur à écrire ces derniers temps. Voici de quoi m'amender. Derrière l'élevage de poussière, se cache le merveilleux.

Le disque du jour n'a pas eu la place qu'il méritait. Je ne suis pas pour gonfler les cotes, mais il a droit à mieux. Gene Redding (aucun rapport avec Otis) est originaire de l' Indiana, il y fait ses armes dans la chorale du paternel. Très vite, il prend son envol et fonde son propre groupe, simplement nommé "Gene Redding & Funk". Gene enregistre un single pour le compte de Bell, et assure des 1ères parties pour Chuck Berry, Elton John (sic), Eric Burdon, Bo Diddley...

Il attire l'attention des producteurs Denis Lambert et Brian Potter, jeunes propriétaires du label Haven. Ensemble, ils enregistrent 3 titres en 1973, avant de sortir l'album un an plus tard. Tout cela est précisé dans la petite note dactylographiée, qui accompagne le disque "Blood Brother".


Pour commencer, la voix chaude de Gene se cale sur une fantastique boucle basse/piano, avant que morceau bascule sous l'influence d'un son Philly, plein d'électricité :



Plus mellow, sur un titre qui me fait un peu penser à Bobby Bland, Gene délivre tout son spectre vocal, en se souvenant des années de vache maigre :



Ruez vous sur cette petite merveille.

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Wednesday, April 02, 2008

Be my baby

ça y est, l'album de Baby Charles est disponible depuis 15jours. Pour ceux à qui ce nom ne dit rien, Baby Charles est un groupe funky de Brighton, conduit par la belle voix de Dionne Charles. Bien sûr, il surfe sur la vague du revival funk, dans les pas des grandes ainées.


Il y aura toujours beaucoup de grincheux pour trouver à redire à tout cela, vous êtes seuls juges. Voilà mon titre préféré de la semaine :


En tournée mi-Mai en France, à surveiller

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Monday, March 24, 2008

Bontés divines - Vol II

On poursuit notre série "Les micros n'ont qu'à bien se tenir".

Elle n'a pas eu l'occasion de seriner ses petits-enfants avec les histoires d'antan, de raconter toutes les anecdotes des tournées, de récolter le regard ennuyé mais poli de sa descendance. "Ray, quoi ?". Elle n'aura pas eu le temps d'adopter le silence résigné des grands-mères. Non rien de tout cela, pourtant elle aurait eu à dire sur cette période, mais Margie Hendrix est morte à 34 ans en 1973.

Au creuset de la Soul, elle fut l'actrice, le témoin de la naissance d'un son, d'un style, de la mutation du gospel, avec "The cookies" et "The Raelettes". Cette marque vocale lead du choeur, érotique à souhait, est à jamais gravée sur les microsillons. Elle fut aussi une des compagnes de Ray Charles, mais qui ne la ménagea pas en la virant du groupe
en 1964 . Margie poursuivit difficilement une carrière solo en enregistrant pour Tangerine, Mercury et Sound Stage 7. Si elle fut une grand-mère involontaire, ce fut celle de toutes les shouteuses à venir...



Pas de place ici pour les peureux et les lâches, Margie monte en puissance à chaque couplet, et vous fait savoir qui porte la culotte, j'adore :

  • "Jim Dandy" (1968 - SS7), une reprise habitée de Lavern Baker




Toutes ces précieuses informations, je les tiens des liner-notes de l'indispensable John Ridley. Pour ce dernier, la plus belle trace live de Margie reste sans conteste celle du festival de Newport en 1958, aux côtés de The Genius :

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Monday, March 10, 2008

Bontés divines - Vol I

Je pense l'avoir déjà dit ici bas, mais je fonds littéralement lorsqu'une femme explose le micro d'une voix puissante, balançant sa pudeur aux ordures, face aux yeux médusés des types assis derrière la vitre d'un studio (enfin c'est comme cela que je l'imagine). Elle vous arrache alors un moment d'éternité, et vous vous retrouvez comme un con à essayer de mimer des lèvres la même énergie, en plissant les yeux. Votre corps bouillonne, la fierté pendouillant au sol. Ridicule, mais heureux.

Un des derniers singles d' Ann Byers, me procure encore et toujours cet effet démoniaque ou divin, les différences sont infimes à ce stade :



Originaire de Philadelphie, on sait peu choses d'Ann la terrible, elle aura enregistré une poignée de 45t pour de petites labels : Lyric, Academy, Cougar ou Virtue. Pour les amateurs, vous trouverez ci dessous quelques traces de toute cette histoire parmi ce recueil dédié aux Philly Soul Girls :




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Friday, February 22, 2008

Requiem

Il a un son parfaitement identifiable, tellement indissociable de Spike Lee, qu'on ne peut s'empêcher de voir 24 images seconde lorsque sa trompette résonne.


Originaire de Louisiane, Terence Blanchard témoigne avec force de la tragédie, par ses notes enracinées dans la terre, sur la bande originale "When the levees broke : A requiem in four acts" :


Kyrie eleison

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Tuesday, February 19, 2008

Tornade en milieu tempéré

Quittons les sirènes pour un endroit plus au Sud.

Je le confesse, je n'ai découvert que très récemment un des piliers du Black Rio, je me demande comment j'ai pu passer à côté pendant autant de temps, ça m'arrive souvent et pourvu que ça continue. Cet empereur du funk brésilien, c'est Toni Tornado.

Je vous ferai l'économie de sa biographie, que vous trouverez facilement. Toni est surtout connu aujourd'hui comme acteur. Mais, il a enregistré deux fantastiques albums dans les 70's, "B.R.3" en 1971, et un album éponyme un an plus tard. Les amateurs de Gerson King Combo et de Tim Maia y trouveront leur compte.


Pour l'entrée en matière, une pépite de 25kg, un titre de Arnoldo Meideros et de Dom Salvador, orchestrée magistralement par Paulo Moura, ça déborde de toutes parts, mais je succombe dès les 1ères notes de piano, au son du breakbeat :



Encore plus funky, un titre qui mérite qu'on s'attarde sur sa longueur :



Forcément influencé par James, pendant son séjour américain, Toni rend grâce :



Que ta volonté soit faite


PS : Darcy de "Feel it" a mis en ligne un morceau exceptionnel de Joni Wilson

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